2017 . 4 exemplaires

J’ai conçu la mise en page de mon mémoire comme une mise en scène de la polyphonie des paroles des spectateurs et des acteurs d’un projet en m’appuyant sur la manière dont j’envisage et je vis le temps d’une production plongée au milieu de toutes ces voix qui imaginent, informent et questionnent le travail.

La salle d’attente est le lieu consacré au passage du temps. Elle est le réceptacle de notre attente : on y demeure jusqu’à ce que quelqu’un ou quelque chose se produise ou se dénoue, que quelque chose arrive et déclenche notre départ. Mais tant que cet élément déclencheur n’a pas eu lieu, c’est le temps de l’attente qui règne. Dans cet espace qui est dédié à son passage, le temps s’impose à nous dans sa matérialité brute, à travers la conscience aiguë de son immobilité, de sa torpeur. Il nous absorbe et engloutit tout l’espace.